Manuthon du 5 décembre : Un million de manifestants récoltés

C’était un moment historique, ce jeudi 5 décembre plus d’un million de personnes sont descendues battre le pavé pour refuser la réforme antisociale imposée par Macron.
Un succès citoyen que nul n’a pu ignorer. Une coagulation des colères, un front populaire qui a rassemblé les Français qui demandent un retrait pur et simple du projet de réforme des retraites.

A Lyon, quelques 35.000 manifestants se sont retrouvés à la Manufacture des Tabacs. Alors que la tête du cortège se trouvait déjà au pont de la Guillotière, la queue de la manifestation démarrait à peine du lieu de départ. Pancartes, drapeaux et citoyens en colère à perte de vue, le moment était beau et inédit. Quelques heurts ont évidemment éclaté avec les forces de l’ordre. Ces derniers manquaient indéniablement de sérénité mais qui a vécu les manifestations des Gilets Jaunes ne pouvait que s’en réjouir, la masse a imposé une certaine tempérance aux gros bras du régime macroniste. C’est donc dans une atmosphère détendue que les manifestants ont marché jusqu’à la place Jean Macé.
La convergence que beaucoup de Gilets Jaunes appelaient de leurs vœux a revêtu ce jeudi 5 décembre 2019 la forme de la cohésion sociale : étudiants, enseignants, personnel hospitalier, sapeurs-pompiers, égoutiers, cheminots, retraités, cadres, professions libérales et gilets jaunes ont enfin marché côte-à-côte, en un cortège sans discontinuité ni segment.

Pourtant, le gouvernement semble encore sourd aux colères et à la souffrance de ses administrés.

En effet, c’est lors du Conseil des ministres de ce jeudi 5 que le premier d’entre eux a affirmé sa « ferme » volonté de mener cette réforme à son terme. Alors que les citoyens ont (re)découvert leur force, l’exécutif ne les prend toujours pas au sérieux. Evidemment, cette seule journée ne suffit pas, il ne s’agit certainement pas de nous reposer sur nos lauriers, de rentrer chacun chez soi en estimant son devoir accompli. Nous n’avons encore rien gagné mais nous avons véritablement avancé vers la formation d’un bloc cohérent. Au prix de certains sacrifices, il est de notre devoir d’arrêter d’alimenter ce qui signe notre arrêt de mort ; le système économique de Macron, celui des dividendes et de l’actionnariat. Nous continuerons à nous mobiliser demain plus qu’hier.

PARTAGER :