Demande de droit de réponse à l’émission Politique diffusée le 28 février 2019

Messieurs Bauer, Colombani,

Nous, Gilets Jaunes d’Auvergne-Rhône-Alpes, entendons par la présente faire usage du droit de réponse suite à la diffusion de l’émission Politique que vous dirigez et coanimez aux côtés de Roselyne Febvre.

En effet, le 28 février 2019, Madame Febvre, journaliste de son état, commentait l’évolution du mouvement des Gilets Jaunes pendant une séquence dans laquelle tous les membres du mouvement, sans distinction, ont été directement mis en cause.

Ladite séquence faisait apparaître clairement les opinions critiques de sa présentatrice dont nous citons les propos les plus suggestifs ci-dessous :

« Ce mouvement, qu’est-ce qu’il est devenu ? C’est devenu dans le fond une espèce d’écurie de branquignoles qui aiment la violence… ».

« Alors, le mouvement des gilets jaunes est-il en train d’agoniser et surtout de se vider de sa substance initiale ? ».

« Ce mouvement avait démarré sur un ras-le-bol fiscal. Il s’est très vite transformé en colère sociale et en affrontements violents, laissant un pouvoir tétanisé obligé d’écouter et de réagir. ».

« Les annonces d’un grand débat ont petit à petit apaisé les esprits. Cet effet défouloir va-t-il être payant ? Les Français se sont exprimés, ils en avaient visiblement très envie et grand besoin. Alors aujourd’hui, des Gilets jaunes qui persistent, il ne persiste dans le fond qu’une colère brute, parfois irrationnelle d’où émargeait un goût pour la violence, l’antisémitisme, le racisme, le complotisme. Bref, tout ce qu’il y a de pire chez l’homme. ».

Or, les Gilets Jaunes contestent vivement ces allégations dans la mesure où elles ne mettent pas en perspective la violence extrême du gouvernement face à la crise sociale qui secoue le pays.
En outre, l’argumentaire quelque peu grossier de Madame Febvre nie la pluralité du mouvement, des citoyens qui le composent et de leurs revendications, pour ne retenir que les images diffusées en boucle par les médias traditionnels  : celles d’actes racistes ou violents, très minoritaires pourtant.
Certes, des dérives existent et des affrontements brutaux éclatent dans les manifestations – comme dans tout soulèvement populaire – mais n’en retenir que ça, c’est faire de cas particuliers des généralités et ainsi fouler aux pieds le devoir d’information et la déontologie journalistique.

Dès lors, nous exigeons d’être entendus dans votre émission afin de nous permettre de répondre aux propos infâmants de votre présentatrice et ce, en vertu de l’article 13 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à notre demande, nous vous prions d’agréer, Messieurs Bauer, Colombani nos salutations distinguées.

Rapporté par les secrétaires de rédaction pour l’inter-coordination des Gilets Jaunes Auvergne-Rhône-Alpes.

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